EDITO Janvier 2022

Que peut-on retenir de l’année passée ?

Cette année 2021 a été marquée par une reprise de l’économie si vigoureuse, que le record du mois de septembre 2000 a été battu en décembre sur l’indice CAC 40, et que la plupart des grands marchés sont au plus haut, le Nasdaq notamment, restant partagé entre sociétés chères, celles dont la croissance paraît la plus solide (plus particulièrement les valeurs technologiques), et entreprises moins valorisées, notamment les grandes entreprises de l’« ancien monde » génératrices de croissances plus modestes.

Doit-on redouter une hausse des taux cette année ?

Cette reprise s’est accompagnée d’une hausse générale des matières premières, et de nombreux problèmes d’approvisionnement, tout particulièrement au niveau des semi-conducteurs, ainsi que de multiples ruptures de stocks, tant que les mesures sanitaires perturbaient les différents outils de production. Tous ces éléments ont entraîné un retour brutal de l’inflation (aux Etats-Unis elle devrait s’élever à 4,7 % en 2021), qui conduira naturellement à la fin des politiques hyper expansives des banques centrales, et, certes, des hausses des taux sont à prévoir, mais ne sont-elles pas anticipées ? Et compte tenu des montants exceptionnels atteints par les dettes d’Etat après la pandémie, cette inflation ne fournit-elle pas un moyen relativement indolore de ramener ces endettements vers des niveaux plus acceptables ?

Dans ce cas, ces remontées de taux devraient être suffisamment progressives pour ne pas casser la reprise.

Vers quelles valeurs faut-il maintenant se tourner, valeurs de croissance ou celles de type « value » ?

Indéniablement, les prochaines hausses de taux pénaliseront les valeurs de croissance, dont les multiples sont actuellement très élevés, mais doit-on pour autant s’en désintéresser, surtout si l’on considère que la révolution digitale est loin d’être terminée ? Sans oublier que l’automobile vit une véritable révolution, avec l’abandon prochain du moteur thermique au profit de l’électrique, et à moyen terme de l’hydrogène, tandis que la santé progresse à pas de géants ! Par ailleurs, toute l’économie doit aussi se transformer pour produire moins de carbone et consommer de l’énergie plus propre.

On comprend donc, que face à ces multiples défis, les gérants soient partagés entre les valeurs où se créera la richesse future, et celles, plus traditionnelles, dont une partie devra se remettre en question.

En conclusion

Forts de notre longue expérience, nous privilégions toujours les belles valeurs de croissance, versus les cycliques, même si par opportunisme et pragmatisme, nous n’hésitons pas à introduire dans nos portefeuilles, certaines valeurs décotées, surtout si leur spécificité leur réserve encore un très bel avenir, comme par exemple les sociétés produisant des matériels électriques.

Lamartine Financière
4, avenue Lamartine
78170 La Celle-Saint-Cloud

Tél. : 01 30 82 73 46
Fax : 01 30 82 76 89


Copyright © Financière Lamartine