Octobre 20219

La boussole n'indique plus le Nord

Comment s’orienter dans un monde économique qui a perdu ses repères traditionnels:

Plus d’inflation, des cycles qui s’aplatissent, une productivité mystérieuse.

Les banques centrales semblent déboussolées car les manettes ne répondent plus.

 

Que nous a appris cet été 2019 “pour rien”?

 

La baisse du mois d’août a bien eu lieu. Ce fut banal. Les marchés se sont repris. Le niveau du 31 août est exactement celui du 30 juin.

Les banques centrales ont parlé: “des taux bas pour l’éternité”!

Il y a quelques mois encore, tout le monde s’interrogeait pour savoir quand la BCE adopterait une politique de normalisation de ses taux, or cet été sont apparus des signes marqués de ralentissement économique mondial, dont plus aucun pays ne devrait être épargné. En conséquence la FED et la BCE ont déjà abaissé leurs taux, et toute normalisation reportée à une période ultérieure lointaine.

Nous devrons donc nous habituer à vivre durablement avec des conditions taux réels négatifs, dont les principaux effets seront l’affaiblissement des banques et des compagnies d’assurance sur la vie, ainsi que l’appauvrissement des épargnants au bénéfice des emprunteurs.

En corollaire, puisque les obligations ne rapportent plus rien, on assiste à une fuite de la monnaie fiduciaire vers les actifs tangibles, en premier lieu l’immobilier dont la hausse ne se ralentit pas malgré les sommets atteints, l’or retrouve également de son brillant, enfin les actions retrouvent leurs plus hauts malgré l’approche de la fin du cycle économique entamé en 2009.

Plus question d’investir dans des obligations ou des fonds en euros qui ne rapportent plus rien.

Reste les actions et les produits structurés: Mais que choisir? les valeurs de croissance qui n’ont cessé de monter ou les valeurs dites “value” décotées. Chez Financière Lamartine, nous pensons que les valeurs de croissance n’ont pas dit leur dernier mot. Les secteurs qui ont “marché”, luxe, technologie, les marques qui donnent des repères sont au coeur des mega-tendances.

 

Combien de temps encore les Etats-Unis resteront-ils les maîtres du monde ?

 

Quand Donald Trump a décidé de rééquilibrer les échanges commerciaux des Etats-Unis avec le reste du monde, c’était parce que le leadership de son pays était menacé par la Chine, devenue seconde puissance économique mondiale, avec un taux de croissance supérieur au double du sien. En outre, cette croissance record s’est accompagnée de prises de positions dominantes des entreprises chinoises dans les secteurs de pointe, comme Huawei dans la technologie 5G.

En relevant les barrières douanières, Trump agit pour que les sociétés américaines ne soient plus dépendantes des usines chinoises, et investissent sur le sol américain pour conserver la maîtrise de leur production et accroître leur avance technologique.

En réponse la Chine devrait développer son marché intérieur pour ne plus dépendre principalement de ses exportations.

Enfin politiquement, les Etats-Unis ne souhaitent plus assurer le rôle de gendarme du monde après leurs échecs successifs en Irak et surtout en Afghanistan, tandis que la Chine s’affirme chaque jour plus présente, notamment dans les pays producteurs de matières premières nécessaires à son développement : rapidement, les risques d’affrontement seront donc plus probables… L’Amérique va t-elle perdre son leadership?

Faut-il aller vers les valeurs chinoises? Chez Financière Lamartine, nous surveillons l’émergence de leaders chinois: Alibaba, Baidu… mais nous gardons notre confiance dans les grands groupes américains: Apple, Google, Amazon, Salesforce, Mac Donald, Accenture.

 

A plus court terme, le Brexit aura-t-il lieu et quel sera son impact ?

 

Sauf évènement imprévu, le Brexit devrait finalement avoir lieu, mais avec ou sans accord telle est la question ?

Si les britanniques arrivent à trouver une solution acceptable, et qu’un accord est validé, les conséquences pourront être limitées pour le Royaume-Uni comme pour l’Union Européenne, tant les entreprises se sont préparées depuis ces trois années de négociation.

Dans le cas contraire, l’économie française sera très impactée (après l’économie britannique) car si la Grande-Bretagne est notre cinquième partenaire commercial, c’est surtout celui avec lequel nous dégageons le plus gros excédent. L’Allemagne grand exportatrice sera également très impactée.

Quant à la Grande-Bretagne, si elle reste le Royaume-Uni après le Brexit, tant les divergences se creusent entre les Etats qui ont voté la sortie (Angleterre et Pays de Galles) et ceux qui ont voté massivement contre (Ecosse et Irlande du Nord), elle devrait conforter sa position de pays le plus libéral des grandes nations européennes, ce qui lui redonnera une certaine attractivité, mais au prix d’un affaiblissement de sa monnaie et de son poids face aux nouvelles grandes puissances émergentes. Préparons nous à des secousses en Octobre et gardons des liquidités.

 

Quelles conséquences économiques entraîne la révolution technologique actuelle ?

 

Sans passer en revue de détail toutes les transformations que nous avons connues depuis ces vingt dernières années et dont nous ne saurions plus nous passer, les entreprises ont dû se remettre en question au risque de disparaître.

Si les efforts qu’ont dû faire les taxis pour conserver leurs clients (et dont aucun ne se plaint), ils ne sont pas les seuls à s’être fait « Ubériser » : la distribution perd sa position dominante au profit des producteurs disposant de grandes marques, qui peuvent maintenant vendre en direct leurs produits au consommateur final via internet.

La publicité comme le marketing doivent donc aussi se repenser en investissant massivement  sur le web, quant à la logistique, elle est devenue le rouage essentiel des échanges.

Cette révolution implique donc de lourds efforts financiers pour développer les nouvelles technologies dont les acteurs économiques ont besoin, et absorbe l’essentiel de la croissance.

Les innovations sont phénoménales mais nous ne savons pas mesurer le formidable impact de productivité que chacun observe.

le mystère de la disparition de l’inflation et l’inconnue de la productivité tétanisent les économistes qui n’arrivent plus à mesurer correctement la croissance. Nous pensons que celle-ci est absorbée par les secteurs de la technologie, des marques de luxe et des nouveaux services  et ignore complètement d’autres secteurs comme l’industrie ou la grande distribution.

Ceci explique pourquoi nous surpondérons actuellement les valeurs technologiques et les valeurs de luxe dans les portefeuille de notre fonds Lamartine Performance comme de nos  clients.

 

 

En conclusion, si les risques de ralentissement économique s’accumulent sans pour autant que la fin de cycle s’annonce, les marchés profiteront de politiques monétaires très accommodantes garanties au moins jusqu’aux élections américaines de fin 2020 dans un monde nouveau où nous allons devoir nous habituer durablement à vivre avec des taux bas et où l’inflation faible invite à l’endettement et ruine les épargnants trop prudents.

 

 

 

 



 

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